Association sykADAP

Editos

A154-120 : on approche du denouement !
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15 février 2024 : les marronniers vivront toujours (voir la vidéo)

Trois arbres multicentenaires, piliers majestueux d’un EBC = espace boisé classé, en bordure du centre ville de Chartres ont été abattus de façon violente avant l’aube du jeudi 15 février, en dépit des recours multiples portés et de la vigilance non violente des citoyens engagés pour la sauvegarde du vivant.

Porter mémoire de ces marronniers revêt pour nous une importance :

  • Ces trois arbres ont mis en mouvement à Chartres un collectif de citoyens baptisé «trois marrons » et nous leur en sommes redevables, en effet, c’est à leur chevet, durant 37 jours du 22 août au 27 septembre 2022, qu’une ZAD, première du genre, à vu le jour au cœur de la cité chartraine et cette aventure humaine est un moment gravé dans nos cœurs,
  • Ces trois arbres constituaient un patrimoine vivant remarquable par la colonne de verdure de 25 m de haut qu’ils s’apprêtaient à nouveau à engendrer au printemps, par le tumulus de sol vivant sur lequel ils s’érigeaient, cela dans une zone reconnue « boisée classée » par le PLU donc irréductible, vrai poumon de verdure et de climatisation naturelle au cœur de la cité,
  • Ces trois marronniers sont le symbole de la résistance écologique à Chartres face à la bétonisation et à l’artificialisation, et ils ont été protégés pendant une période de six mois, de septembre 2022 à mars 23, par une astreinte financière à hauteur de 500 000 eur par arbre, mise en œuvre par une juge, en correspondance avec leur capital vital : les voir s’effondrer sous les tronçonneuses n’était pas envisageable sans opposition réelle tandis qu’en face de nous, nous avions un promoteur rendu hystérique par le différé des gains potentiel, une mairie complice et elle aussi intéressée aux gains, tous deux épaulés par une préfecture qui se montra au fil des mois toujours plus pro business, anti écolo et prompte à engager ses troupes encarapaçonnées.
  • Ces trois marronniers étaient et sont toujours tellement identifiés pour nos opposants comme marqueur d’une alternative à Chartres que même si la furie de destruction à leur endroit n’a pas pu être contenue par le mouvement citoyen non violent, l’heure viendra où les graines semées germeront.

11 février 2024 : Gasville Oisème dit définitivement NON! à l'A154

sykadap s'associe aux félicitations au nouveau maire de GASVILLE OISEME M Grégoire Bailleux. Deux interrogations subsistent suite à cet épisode rocambolesque: 1/ qu'est-ce qui a bien pu se passer dans la tête de M Rouault pourfendeur de l'A154 le 21 juin dernier (voir https://www.youtube.com/watch?v=SIF9nJdbw0g) pour devenir subitement favorable à l'autoroute ? 2/ qu'est qui fait que les autres communes impactées en vallées de l'Eure et de la Roguenette n'ont pas fait, elles aussi, une liste "une seule ambition, notre commune"?

1er février 2024 : Adhérer ré-adhérer au projet associatif

Nous avons des visions différentes, des vécus différents, pour autant, nous sommes engagés dans la même association. Cette association a aussi son vécu , sa vision, évolutive : ce qui fait l’action de l’association en 2024 n’est pas identique à ce qui a été fait les années antérieures et est aussi différent de ce que sera son action les années prochaines.
Chaque année, jusqu’au moment de l’assemblée générale, nous marquons notre adhésion/ ré-adhésion à ce qui fait l’action de l’association cette année là.
Pour 2024, le cadre de l’action a été progressivement établi, sur un mode transparent et participatif, aboutissant à un consensus formel sur l’action : voir le relevé des activités des activités du week-end des 2 & 3 décembre 2023, et retour sur la journée du 20 janvier à Saint-Piat.
L’essentiel des actions précédemment réalisées a été reconduit et des apports considérés comme importants ont été adjoints. La référence à une Charte d’adhésion est aussi une innovation.
Ce que nous mettons collectivement en œuvre depuis la validation de ce cadre correspond à ce qui a été choisi, en collant aussi à un calendrier d’activités aux jardins mois par mois : ainsi en janvier-février, ce qui est au programme, c’est grelinage des sols, apports de fumiers et matières organiques, paillage, semis d’engrais verts, plantations d’arbres, constitutions de châssis pour les semis à venir.
En référence à notre action nous avons plusieurs apports théoriques : Voir le sol comme une maison (Konrad Shreiber) et Construire la fertilité du sol (JM Fortier).

Se retrouver en 2024

31 décembre 2023 : Remobiliser en 2024

Les tilleuls de Lèves sont tombés en fin d’année 2023.
Les marronniers de la Courtille à Chartres,
tout comme les tilleuls du secteur de la mairie à Luisant
sont encore bien présents et ils ont des multi-décennies (si ce n’est des centenaires) d’avance de croissance et de maturité sur tout arbre qui serait planté ces mois-ci…

Et quel maire voudra demain porter la responsabilité devant ses électeurs de la mise à bas au cœur de sa ville d’arbres en pleine maturité, riches de leurs connexions au sol vivant et de leurs ramures bienfaitrices lors des épisodes chauds ?
Et ce n’est pas en faisant illusion par la plantation de quelques jeunes sujets ou en signant une charte déclarative que l’on pourrait donner le change ! Plus personne n’est dupe !

Pour le projet autoroutier c’est tout comme : quel élu(e), si « grand(e) » soit-il/elle, pourra dire qu’il/elle croit encore en 2024 en ce projet dépassé ?
Beaucoup de communes et d’habitant(e)s doivent avoir conscience des enjeux : elles et ils pourront bientôt choisir pour élus celles et ceux qui tenteront de défendre la commune et sa qualité de cadre de vie contre ce projet A154, car celui-ci s’avèrerait pour elles et eux un anéantissement !

Le contournement Est de Chartres est à la même enseigne que le contournement Est de Rouen et que la tant décriée liaison Tarbes-Toulouse : pour gagner quelques minutes de temps de parcours, on aurait donc à constater une nature anéantie, des terres agricoles à jamais perdues, des nuisances impactant les cadres de vie et des charges financières grevant les budgets et perpétrées pour des décennies, est-ce que l’on ne préférerait pas mieux comme horizon pour notre monde en 2024 !
Les entreprises qui voudraient se frotter à la réalisation de ces projets irresponsables doivent savoir que tout ça ne va pas se faire comme si de rien n’était !

Qu’elles réservent donc leurs efforts, ces entreprises, et aussi leur engagement, pour épouser pleinement le plan état-région en faveur du ferroviaire : la liaison d’Orléans vers Rouen, dont les emprises existent, et pour un impact financier revu dix fois à la baisse, serait un surcroît de mobilité pour toutes et tous, celui qu’on appelle de nos vœux pour 2024.

25 septembre 2023 : Partir de l’existant, la loi doit évoluer

Construire en respectant l’existant, reconnu comme élément structurant qu’il faut revivifier ou transmuter (rénover plutôt que [détruire + reconstruire] = une idée d’avenir). Une nouvelle forme de" penser nos activités" est en train de devenir majoritaire : il n’y a pas lieu de faire table rase, car le passé a été le théâtre de nos choix et de notre vie antérieurs, cela a constitué une mémoire (certains diront un patrimoine), nos prédécesseurs y ont imprimé leur marque. Par ailleurs, du point de vue énergétique c’est une absurdité de détruire ce qui est toujours en bon état, même si on recycle les matériaux (ce que la loi actuellement impose), car rénover est toujours beaucoup plus favorable (un facteur x 10 est bien l’ordre de grandeur du coût énergétique entre rénovation et `[destruction-reconstruction]). Ainsi le bâti des grands ensembles dans les quartiers populaires (par exemple à la Madeleine à Chartres) peut faire l’objet de rénovations performantes et qui apportent espace et confort supplémentaires aux habitants : voir l’habitat du futur hyper connecté aux éléments.
Du coup, il devient indispensable de faire évoluer la loi et de rendre obligatoire la rénovation lorsqu’elle est possible, plutôt que la [destruction-rénovation]. Cela doit aussi devenir une clause de tous les PLU (plans locaux d'urbanisme).
Pour les arbres, de la même façon, la loi devra évoluer pour aller vers l’interdiction de principe de l’abattage d’un arbre, sauf arbre malade ou dangereux, là encore à inscrire dans tous les PLU.

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